J’ai tout essayé ! Opposition, pleurs et crises de rage : traverser la période de 1 à 5 ans

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Ce livre écrit par Isabelle Filliozat est une mine d’or d’informations, de conseils, d’explications sur les enfants de 0 à 5 ans. J’ai mis du temps à le lire et ai voulu t’en faire un résumé parce qu’il m’a aidé à comprendre certaines choses dans la tête de mes enfants.

Cet article est un résumé, évidemment qu’il y a énormément de choses que je n’ai pas dites, je te conseille de l’acheter si tu veux en savoir plus. C’est un super livre de chevet que m’a prêté mon amie Julie, du blog Dans les yeux de Louise.

De 0 à 12 mois

Qu’est-ce qu’un caprice ?

Les caprices sont des réponses du cerveau de l’enfant à des situations trop complexes pour lui.

Les mots d’amour

Un regard permet à l’enfant d’attendre si vous n’êtes pas disponible tout de suite.
Répondre est important : je t’aime, j’aime te regarder grandir, j’aime vivre avec toi, je suis heureuse de t’avoir pour fils/fille, sont des mots qui font du bien.
Il faut écouter pour comprendre d’où vient ce doute (à la question : tu m’aimes maman)

Les temps partagés

Quand les besoins de contact de l’enfant ne sont pas suffisamment remplis, ses circuits cérébraux sont en manque.

Consacrer, ne serait-ce que 10 min/jour de pleine disponibilité à votre enfant, pour le nourrir d’affection et de tendresse, vous assurera des soirées plus tranquilles.

Crises de rage

Vous lui demandez de se calmer mais cette crise est sa manière de se calmer. Tout de suite après l’enfant est détendu et souriant. La dopamine est une hormone qui diminue le stress et inhibe les systèmes de la peur et de la colère.

Astuce :
Pour éviter d’avoir à acheter trop de bonbons, mieux vaut la prévention : donner à l’enfant une tâche l’aidera à focaliser son attention.

Elle ne tient pas en place

Une enfant qui bouge beaucoup n’a pas forcément besoin de “se calmer” mais de diriger son attention autrement. Il est inutile et nocif pour son cerveau de le punir. Lui donner un objectif, une occupation nourrira les besoins de son cerveau plus efficacement.

De 12 à 18 mois : la période du non des parents

♣ Préférez dire STOP, un mot bien plus efficace et moins ambigu. Quand on dit STOP, on ouvre les yeux et le ton est impératif, on interrompt un mouvement.

♣ Avant 3 ans, les règles ne sont que des mots sans lien concret avec leurs actes :
– elle ne peut pas encore conceptualiser
– il ne peut pas garder des mots dans sa tête
– elle n’a pas encore la capacité d’inhiber ses gestes
– explorer ses nouvelles compétences est une priorité
– son cerveau ne traite pas bien la négation

Vous lui simplifierez la vie en indiquant ce qu’il peut faire et non ce que vous ne voulez pas qu’il fasse.
Un enfant de moins de 2 ans ne peut se représenter le futur : “tout à l’heure”, “dans 10 minutes” sont une éternité, il n’a pas encore acquis les repères temporels. Ils n’ont pas besoin qu’on leur donne tout, tout de suite, mais qu’on leur signale très vite les avoir entendus.

De 18 à 24 mois : la période du non des enfants

Quand vous la faites réfléchir, quand vous lui offrez un choix et lui laissez donc un espace de décision personnelle, vous lui proposez de mobiliser son cerveau frontal, celui qui permet de penser, de décider, d’anticiper, de prévoir… de devenir responsable.

De 18 à 24 mois : de l’ordre, dans l’ordre, pas d’ordres !

Elle met de l’ordre dans sa tête !

Les enfants se concentrent sur les processus, les parents sur les contenus. Remarquer le processus aidera davantage le cerveau de l’enfant à intégrer la spatialité.

Chaque chose en son temps, dans l’ordre !

Lorsque son rituel est violé, c’est le déluge d’hormones de détresse dans le cerveau.

Elle ne veut pas quitter le square

“Rentrer” ne fait aucun sans pour elle. Placer l’enfant en situation de sujet est stupéfiant d’efficacité.
Ex : il sera fier de réussir à compter deux tours de toboggan

Accueillir les émotions et les sentiments

Elle a peur des situations nouvelles

Décrire l’environnement et la situation, avant de l’inciter à agir, l’aidera. Elle a besoin d’être active. Etre sujet diminue la crainte.

Il ne veut pas dormir

Il n’écoute pas quand on l’appelle

Elle refuse de manger et/ou joue avec la nourriture

Il dit des gros mots

2 ans et demi à 3 ans : moi, moi… je veux, toute seule !

Toute seule !

L’enfant veut expérimenter ce dont elle est capable.

“Je veux !”

Les parents interprètent les “je veux” comme des exigences en oubliant qu’ils ont eux-mêmes enseigner ces mots “tu veux ?”.

Il ne sait pas ce qu’il veut !

Les parents ont raison, il n’est jamais content ! Même quand il a choisi, il désire toujours ce qu’il n’a pas pris. Eh oui, il peut pleurer parce qu’il a choisi un croissant et que finalement il aurait voulu le palmier… Mais ce n’est pas du mauvais caractère, c’est juste une mauvaise étape à passer.

3 ans : ensemble

L’enfant développe la sensation d’un moi. Quand le parent n’a plus d’attention, l’enfant ne subit plus de pression, son opposition tombe.

Elle connait les règles et pourtant elle ne les respecte pas

3 ans et demi à 4 ans : naissance de l’imaginaire, merveilles et cauchemars

Il fait des cauchemars

Ses émotions prennent forme d’images. Les monstres incarnent la violence dont il a peur. C’est une période pendant laquelle il est utile de lui rappeler que parfois on se sent en colère contre quelqu’un et qu’on peut se sentir méchant alors qu’en réalité on est simplement fâché et qu’on a le droit de le dire.

Elle dessine, peint, découpe, n’importe où et n’importe quoi ! Et dit… “c’est pas moi!”

Ne faisant pas le lien encore entre les actes et le résultat, l’enfant ne voit le problème que dans nos yeux.

4 ans : pouvoir, règles et image de soi

Elle fabule et se vante

Il est timide

La moquerie est particulièrement mal venue à cet âge. Et inutile de le mettre en difficulté. Cette hésitation a s’exposer au regard des autres est une manifestation de son intelligence en développement.

Elle ne sait pas tenir sa langue

4 ans et demi à 5 ans : conscience de soi et difficultés de la socialisation

Elle a mal au ventre

Ignorer le comportement renforce le souci. Dramatiser insécurise l’enfant et renforce le symptôme. Une fois la dimension médicale exclue, reste à découvrir les causes de l’angoisse.

Il est pudique

Elle met des heures à s’habiller

Sachant que c’est par distraction liée à son immaturité cérébrale et non dû à son comportement d’opposition.

Il pose trop de question

Poser des limites

Refuser en accueillant l’émotion

L’enfant a le droit d’éprouver de la colère, c’est l’émotion naturelle de la frustration. Il a le droit de l’exprimer au parent qui est celui par qui la frustration lui arrive.

Donner des consignes plutôt que d’interdire

Pour poser des limites, les permissions et les informations sont plus efficaces que les interdits.

Un seul mot suffit !

Une fois la consignée énoncée, un seul mot permet de la rappeler.
♣ Responsabiliser plutôt que culpabiliser
♣ Donner des informations

Le pouvoir de la description

Décrire nous oblige à porter davantage d’attention.

Une “bêtise” ?

♣ Punitions : elles ont des inconvénients
> s’adressent aux symptômes et non aux causes des problèmes
> évitent à l’enfant de faire face aux conséquences naturelles et logiques de ses actes
> quand il n’y a pas de lien, l’enfant n’apprend rien sur les raisons pour lesquelles cette action était inappropriée
> font honte à l’enfant
> les émotions causées par la punition stimulent le circuit de stress et empêchent l’enfant de réfléchir à ce qu’il a fait
> punir n’est pas manifester son autorité. Nous punissons par manque d’autorité. Le parent exerce une autorité naturelle.
> cris
> dévalorisations, jugements, étiquettes
> coups, gifles et fessées
> isolement, temps mort, “time out”
> rejet
> faire honte
> l’excuser et réparer à sa place
> conséquences naturelles ou logiques, sanctions réparatrices

 

J’espère que ce résumé t’aura intéressé ! Si tu souhaites le lire, parce qu’il y a encore beaucoup beaucoup de choses que je n’ai pas dites sur les comportements des enfants, il est disponible sur le site de la Fnac.

Auteur et illustratrice : Isabelle Filliozat & Anouk Dubois
Éditeur : Marabout
Collection : Enfant – Education
Date de parution : nouvelle édition 02/01/2019
Prix : 6,90€

Et tu veux rester encore un peu sur le blog, tu peux lire ce billet sur l’éducation positive.

A très vite,
Alexandra

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